Le changement de paradigme généré par la loi « Pour la liberté de choisir son avenir professionnel » rend plus que jamais essentiel le dialogue sur le travail, au sein des organisations (entre la fonction RH et le management de proximité) et entre tous les acteurs territoriaux de l’emploi et de la formation.

Au delà des frontières de l’entreprise, tous les acteurs de l’emploi et de la formation gagneront à savoir dialoguer à partir de la réalité du travail, du contenu de l’activité. Les modalités de recrutement, de formation, de certification et d’analyse des évolutions métiers s’en trouveront transformées, et largement améliorées. Des processus et ressources permettant un travail d’organisation, collectif, prospectif et adaptatif pourront alors être co-constuits, notamment :
– l’Action de formation en situation de travail engageant la refonte de référentiels adaptés, supports au dialogue professionnel
– la tenue de l’entretien professionnel dans le contexte de mise en place du CPF (individuel et à la main du salarié) se révélant comme une belle opportunité de s’exercer au dialogue professionnel
les transformations des métiers (liées au déploiement du numérique dans tous les secteurs d’activité) réactivent la nécessité d’une GPECT en prise avec la réalité de l’activité et des conditions de leur réalisation
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Grâce à la loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel du 5 septembre 2018, l’AFEST (action de formation en situation de travail) est une action de formation reconnue par le code du travail. Dans le cadre d’une action de formation en situation de travail (AFEST), l’apprenant fait l’expérience du travail et transforme cette expérience en compétences.

 L’AFEST est une modalité pédagogique qui :

  • mobilise de nombreux acteurs au sein de l’entreprise : direction, RH/formation, management, encadrement de proximité, équipes, individus, et, pour les accompagner, les organismes de formation, les OPCO ainsi que les interlocuteurs territoriaux,
  • introduit dans l’entreprise les outils de l’analyse du travail et de la réflexivité,
  • recentre l’apprentissage dans l’action en situation de travail, dans une démarche réflexive pour acquérir des compétences techniques et mobiliser des compétences transversales.
    • Des séquences distinctes, telles que la situation de travail apprenante et les séquences réflexives, sont articulées et réitérées autant de fois que nécessaire pour produire les apprentissages visés.
    • La situation apprenante devra être préparée, organisée et aménagée à des fins didactiques.
    • Une séquence réflexive (en dehors de l’activité productive), animée par un « tiers », à « chaud » et/ou à « froid » visant à élaborer « une pensée » sur l’action et lui donner du sens, consolider les savoirs incorporés durant les temps productifs, apprendre aux formés à identifier et verbaliser les compétences dont ils sont détenteurs.
  • produit une mobilisation ou une évolution de compétences pédagogiques des acteurs encadrants

L’étape préliminaire à toute AFEST s’inscrit dans l’analyse des situations de travail,  processus de mise en mots (récit) du contenu du travail. Au-delà de la description des tâches et procédures, elle permet d’explorer les marges d’autonomie, de manœuvre. Elle développe la capacité à parler du travail et incite les individus, comme les collectifs, à agir sur les conditions nécessaires pour la réalisation d’un travail de qualité, productif et constructif.

Notre expérience au cours de la période d’expérimentation des FEST nous renforce dans l’idée que l’AFEST, par l’entremise de l’analyse du travail, constitue bien plus qu’une simple évolution des modalités pédagogiques (dont il ne faut pas sous-estimer la complexité). Elle peut déclencher une stratégie RH plus ambitieuse, plus globale, plus en prise avec les réalités du travail.

 

 

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